Plaisir de partir quelque part en train !
Là, plus aucune attache, je suis bien
l’esprit pouvant vagabonder sans frein
dans les paysages à travers l’écran
des vitres leur formant un bel écrin.
Et je m’abandonne au tempo du rail
au chemin linéaire qui se taille
un rang tout droit parmi les trous des mailles
où se laisser glisser… sommeil… éveil…
tout en restant calé dans son fauteuil.
Lors je m’en vais sans hâte ni besoin
vadrouiller vers des horizons au loin
pour voir au delà du bout de mon groin.
Le voyage en train c’est la quintessence
de l’Ailleurs rêvé brillant par l’absence.
Le temps de muser en des méridiens
suscités par les deux rives du train,
lorsque la ferraille rythme un refrain
palpitant en plein du cœur et des reins.
Mais si, tout entrain j’emprunte le train
qui m’emmène vers l’infini lointain,
autant il me plaît rester dans mon coin
emporté par mon train-train quotidien.
11 Janvier 2016